Nicolas Leclerc

KE042 Faïencerie Nicolas Leclerc

Faïencerie Nicolas Leclerc

1712 - 1863

F-55120 Clermont-en-Argonne

Faïence stannifère

Assiette à décor peint, Faïencerie de Clermont, coll. et © photo : Musée de la Princerie à Verdun  

Emile Decker


En 1712, Nicolas Leclerc fonde une faïencerie à Clermont. On ne connaît pas la nature de sa production. Nicolas Leclerc meurt en 1722, son fils Henri-Louis reprend l’entreprise. Les habitants de Clermont engagent une procédure en 1724 pour qu’il transfère l’établissement en dehors du bourg.
Henri Louis Leclerc souhaite établir une seconde entreprise et crée une faïencerie au Bois d’Epense près des Islettes. En 1739, il l’exploite encore, mais en 1742, il revient à Clermont. Entre 1762 et 1765, François Bernard et son frère Jacques y travaillent avant d’aller rouvrir la manufacture des Islettes. Henri-Louis Leclerc meurt en 1783.

La fabrique repart en 1791 grâce à Remy Humbert qui engage des ouvriers issus des manufactures de Lunéville et de Saint-Clément. Il conserve la direction jusqu’en 1811. Ensuite, de nombreux directeurs et propriétaires se relaient : Jandin père de 1811 à 1825, son fils, Charles Hippolyte Jandin, qui lui succède et qui crée une société en 1838 : Faïencerie Jeandin-Labrosse. En 1842, cette société est dissoute. La manufacture poursuit cependant son activité jusqu’en 1863 date à laquelle elle ferme définitivement.

La production est constituée de faïence brune et blanche et de faïences stannifères peintes dans le goût des manufactures de l’Argonne. Les décors floraux sont nombreux mais aussi les scènes de genre et des paysages.

 

Sources


Ancement, Léon 1971 : Un peu de lumière sur les origines des faïenceries d’Argonne. Dans : Le Pays Lorrain, 1971, n°3

Brossard, Y. 1976 : Faïences et porcelaines de l’Est, Argonne : Waly, Lavoye, Clermont, Froidos, Montgarny, Rarecourt, Salvange. A.B.C., numéro spécial, Paris

Hussenet, Jacques 1982 : Argonne 1630-1980 Reims, p. 399.

Tardy 1974 : Poteries et faïences françaises, 3 vol. Paris