St-Denis

TE115 Saint-Denis

Saint-Denis

1804 - 1957

B-7034 Obourg

Filature de coton

L’ancienne filature de coton Saint-Denis, aujourd’hui ensemble résidentiel, à Obourg (commune de Mons) : ruines de l’atelier principal de la filature sur les anciens dortoirs et réfectoires des moines
Photo : S. Edelblutte, CERPA 2011
 

Simon Edelblutte

Dans une petite vallée encaissée propice à l’aménagement hydraulique, le site est occupé, selon les sources les plus anciennes, depuis 1081 (et vraisemblablement bien avant) par un moulin. Les moines créent des étangs, des canaux et tout un ensemble de gros bâtiments qui, à leur départ suite à la Révolution Française, attirent des investisseurs.

Ainsi, en 1804, Désiré-François Tiberghien rachète le site et le transforme en filature de coton qui se développe rapidement en raison du blocus imposé à l’Angleterre qui élimine cette rude concurrence.

Ce ne sont pas moins de 2 500 personnes qui travaillent sur le site à la fin de l’Empire, dans ce qui est alors considéré par certains comme la plus grosse filature de tout le pays.

L’ancienne filature de coton Saint-Denis, bâtiment des « continues »
Photo : S. Edelblutte, CERPA 2011

L’ancienne filature de coton Saint-Denis, portail de l’usine
Photo : S. Edelblutte, CERPA 2011

Certes amoindrie par la chute de l’Empire, la filature continue néanmoins à s’étendre par la construction de nouveaux bâtiments industriels en sheds, aujourd’hui disparus.

Les bâtiments subsistant sont souvent d’anciens bâtiments conventuels réutilisés par l’industrie.

Ainsi peut-on voir, entre autres, les ruines de l’atelier principal de la filature sur les anciens dortoirs et réfectoires des moines (photo en haut à gauche) ; le bâtiment des « continues », où les étapes finales de la fabrication du fil de coton étaient assurées (photo en haut à droite) ; la conciergerie, à côté du portail de l’usine (photo à gauche) qui donnait accès au site, ou encore l’ancienne demeure des patrons (photo en bas à droite).

Fermée en 1957, l’usine est un temps reprise par des religieux, mais suite à un incendie en 1959, qui détruit une bonne partie des anciens aménagements industriels, le site est peu à peu abandonné avant d’être repris, en 1978 par une Association Sans But Lucratif (ASBL).

Cette dernière transforme le site en « habitat groupé », c’est-à-dire en un groupe d’une quinzaine de résidences privées installées dans les différentes parties préservées du site (photo en bas).

Certaines parties communes sont aménagées en salles de réception (photo tout en haut à droite) pouvant être louées. Le tout est restauré et entretenu et offre au visiteur un saisissant spectacle de patrimoine à la fois religieux et industriel.

L’ancienne demeure des patrons de la filature de coton Saint-Denis
Photo : S. Edelblutte, CERPA 2011

L’ancienne filature de coton Saint-Denis, résidences privées installées dans les différentes parties préservées du site
Photo : S. Edelblutte, CERPA 2011

 



Sources


Paquet, P., Cannella, A.-F., Warzée-Lammertyn, G. – Coord. (1994), Le patrimoine industriel de Wallonie, Liège, Éditions du Perron

www.abbaye-st-denis.be

http://membres.multimania.fr/saintdenis

 

Liens externes


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